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Avilda, la nordique [Sargoth]

le Mer 6 Déc - 21:09
Nom du personnage : Avilda
Age : 24 ans
Royaume de provenance : Nordheim
Langue secondaire : Nordique
Dieu de prédilection : Ymir
Clan : Sargoth

"insérez ici une photo de votre personnage TBD"

Back Ground :

La chaleur est écrasante et le soleil brûle ma peau.

Comment en suis-je arrivé là? Attachée sur une croix, en plein désert? Moi, Avilda, générale de la tribu d'Hiram, et vainqueur de Spiller Pa Loftet, et d'Halfdan le Noir? Je ne me souviens pas. Dépouillée, dénudée et abandonnée dans un désert brûlant. La mémoire me fait défaut. Je ne sais pas où je suis. Je me sens faible, fatiguée, las.

Combien de temps cela dura-t-il? Des heures? Des jours? Il me sembla que la nuit vint au moins une fois. Je ne saurai le dire. Mais c'est en plein jour, sans doute vers midi car le soleil brillait fort et haut dans le ciel, que cet homme vint. Un grand gaillard tout musculeux. Il avait une hache en fer. Il se planta devant moi, me fixa et sans un mot, abattis sa hache.

Je tombais face contre le sable. Je restais allongée un moment, laissant mes muscle endoloris récupérer. Il s'écoula peut être dix minutes, peut être moins, lorsque je pris la décision de me relever. Mon bienfaiteur était partie. Il avait tranché les liens sans me blesser, de façon propre et nette, comme s'il l'avait déjà fait mille fois.

Je jetais un regard circulaire sur la zone. Je ne savais pas où j'étais. Titubant vers une pierre brulée par le soleil, j'y trouvais une gourde providentielle. L'eau se déversa sur mes lèvres desséchées. Chaude, insupportable, mais vitale. Je suivi alors bêtement la route, nue, fragile, essayant de me rappeler qui j'étais.

Vêtue d'une tunique faites de feuillages, celle ci grattant fort ma peau délicate, je marchais sans savoir où aller. Je me rappelai des bribes de souvenirs. Des visages. Falcat, Corbeaurouge, Baracus, Tyssia, Theophania, Pohloik, Kevana, Polumedes. Le souvenir de ce dernier m'arracha une larme. Je caressai mon abdomen, espérant que ce doux rêve ne fut qu'un rêve difficile d'une mourante. Las, il était ferme, dur, signifiant que je n'avais pas totalement rêvé. Il s'était bien passé quelque chose. Peut être avais-je fantasmé ces amis pour oublier un traumatisme? Peut être tout cela était réel, et quelqu'un, ou quelque chose, avait voulu nous séparer. La tristesse l’envahie encore, et je m'effondrai au gué d'une rivière. Terrassée par la fatigue, je sombrais dans le néant.

A mon réveil, un filet baveux dégoulinait sur mon visage. Une saloperie de hyène m'observait, à deux pouces de ma tête, se léchant les babines, un sourire niait se dessinant sur sa gueule. Ni une, ni deux, une bonne ruade la fit dégager un peu. Sans réfléchir, je roulais sur le côté, saisissait une pierre et lui jetais sur le museau avant de détaler.
Je couru, encore, et encore, et encore, longeant une rivière, grimpant des corniches peu hautes. A force de courir, je sortie d'une savane pour déboucher sur une terre verte. Je ne reconnaissais pas l'endroit mais il m'était plus agréable que ce désert. Une pluie fine s'abattait sur les lieux, et je finis par grelotter de froid.

Je trouvais un endroit sûr et j'y plaçais un feu et une paillasse. Un lapin pour diner, car la soirée tombait. Je pensais encore dans le vide, hébétée, hagarde. Le lapin était maigrichon, dur et trop cuit. Quelques baies sucrées en dessert et me voilà à regarder les étoiles. Quelques chose me gratte le dos. Ah oui, un papier trouvé sur la pierre avec la gourde. Une carte. Sans repère, illisible. Je ne sais pas où, je suis. Il va falloir la compléter, explorer et l’annoter.


Qui suis-je?


Je suis Avilda

Où suis-je?

Je ... ne sais pas... Sargoth. Appelons l'endroit...Sargoth. J'aime bien.

Qu'est ce que je fais faire?

Une maison...j'ai froid. J'ai faim. Je ne peux rester sans foyer.


Quel est mon but?

Vivre

Rassérénée et déterminée. Je fronçais les sourcils. J'avais moult objectifs et mille dangers et obstacles devant ma route. Le petit, sans père, avait besoin d'un foyer sûr et de serviteurs. J'avais besoin d'acier.

Je rejetais alors Yog, qui s'était joué de moi. Je posais la première pierre d'un autel. Face contre terre, j'implorai :


Ymir, Dieu des Nordiques, j'en appelle à ta bénédiction. Donne moi la force de résister à l'Hiver qui s'annonce. Souffle le givre sur mes ennemis. Réchauffe mon coeur en glaçant le leur. Donne moi la fortune et la vengeance. Le sang sera versé en ton Nom. Puisse tu m'aider à comprendre et à détruire ceux qui m'ont séparer de mon Amour. Puisse tu lui pardonner ses errances et me le rendre.


Note du Joueur : modificateur "enceinte" actif. Vous ne pouvez pas porter d'armure lourde jusqu'à la délivrance.


Dernière édition par Avilda le Sam 16 Déc - 20:21, édité 1 fois
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Re: Avilda, la nordique [Sargoth]

le Jeu 7 Déc - 21:14
Je songeais en caressant mon ventre arrondi. Je songeais au futur de mon petit ou de ma petite. En ces terres cruelles.

La journée avait été riches en aventures. Grif était un compagnon fort agréable. Mais de surcroit, j'avais retrouvé Baracus en ces terres. Les premiers échanges furent cordiaux, et il nous fallut du temps pour recouvrer toute notre mémoire. Mais Baracus m'insuffla le douloureux souvenir du passé. Plus je lui parlais, plus nous évoquions de souvenirs en commun, et plus le voile se dissipait en moi.

Et soudain, cela explosa. Hiram. Baracus. Polumedes. Corbeaurouge. Falcat. Tremblement. Notre cité, notre belle cité, anéantie en un instant. Tragique destin. Nos servants écrasés sous les pierres. Baracus m'amenant loin.

Avant de sombrer dans l'inconscience, le choc ayant été violent, je me rappelle avoir vu une horde de Darfari s'emparer de Falcat. Je me rappelais d'où venait ma haine. Pour m'avoir intéressé à leur culte, je savais le sort qui attendait mon mentor. Il devait déjà être digéré. Par les Dieux, par Ymir, je jure de tous les exterminer.

C'est dans les ruines d'un sombre donjon que nous avons trouvé Altéos. Un conscrit de Galatia. L'entendre parler de Polumedes me remplit d'espoir. La cité n'était pas totalement morte, une poignée de survivants luttaient encore. J'aurai aimé pouvoir les inviter à se réfugier àSargoth si ce lâche ne s'était pas tué bêtement.

Recouper nos informations nous mena encore à Zeretis. Amoun avait ordonné la fouille de Kala. Suave, il esquivait toutes nos questions gênantes, se concentrant sur Mek Kamosis. Ou des artefacts. Des histoires sans queue ni tête pour stygiens. Je savais qu'il savait ce qu'il voulait trouver à Kala. Je savais aussi qu'il savait où était Polumedes. Il avait beau juré que non, je le sentais, au plus profond de moi.

Tout dans Zeretis semblait faux. Tout semblait traitre. Tout me semblait hostile. Je bouillais à l'intérieur, mais sans preuve, je ne pouvais rien faire, de peur de perdre mes seules indices vers Polumedes.

De rage, j'abandonnais la partie, souhaitant au fond de moi, que mon frère fasse payer chèrement à cette cité son arrogance. Mon frère ne s'encombrait pas de moral, d'honneur ou de pitié. Devrais-je suivre sa voie?

En partant, j'eu le sentiment d'avoir été piégée. Mais non, je pu rentrer à Sargoth saine, et sauve.
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Re: Avilda, la nordique [Sargoth]

le Dim 17 Déc - 10:47
La vengeance est un plat qui se mange chaud. Oui, chaud. Chaud du coeur battant d'un ennemi arraché fraichement de sa poitrine.

On pourrait croire qu'un Darfari est à l'origine de cela. Mais Avilda n'était pas Darfari. Simplement original, et un brin cynique. Quoi de mieux qu'un cannibale en pièce livré au charognard?

Falcat avait été sacrifié à ces barbares. Pour cela, ils devaient payé. Tous. Absolument tous.

Bien qu'enceinte et donc ralentie dans ses mouvements, Avilda lança se quête sanglante. Les villages brûlaient, les Darfari tombaient. Mais la tâche lui semblait immense. Au détour d'un camp, une imprudence la mis en difficulté. C'est là qu'elle tomba sur Yrthigol qui lui prêta main forte. Stupéfaite pas l'apparition quasi providentielle de la jeune femme, Avilda lui proposa de se joindre à son périple moyennant une part du butin prit aux Darfari. Yrthigol accepta et la quête repris.

De nombreux Darfari étaient morts, et les deux femmes avaient déjà échangés quelques banalités lorsqu'elles parvinrent au Lieu d'Invocation, place centrale pour les Darfari, possédant le plus grand gouffre à la gloire de Yog. Les gardes extérieurs tombèrent rapidement, mais il en fut autrement pour le coeur du camp, tant les cannibales étaient nombreux. A court de munition, Avilda chargea, mu uniquement par la rage. Ignorant les blessures qui s'accumulaient, elle tua une quantité incalculables de cannibales. Lorsqu'un nombre suffisant d'entre eux gisait à terre, et que les survivants fuyaient, Avilda incendia un maximum de tentes, tapis et autre bibelot. Victorieuse, elle insulta le peuple cannibale et se moqua de Yog. C'est alors qu'elle vit gravée sur une tablette, une déclaration qui lui retourna l'estomac.


"Ici, a été sacrifié à la gloire du Dieu Noir, Falcat, chef de la tribu impie d'Hiram. Louer soit le Dieu Noir pour ses bienfaits. Louer soient ses humbles serviteurs, parmis lesquels Halfdan le Noir, généreux pourvoyeur pour notre Dieu."
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Re: Avilda, la nordique [Sargoth]

le Sam 30 Déc - 21:05
Cela devait être le plus beau jour de ma vie et pourtant, j'ai cru être en enfer.

Je me suis réveillé dans cette baraque que m'a laissé Amun. Un peu plus fraiche et dispose, je suis rentré chez moi dans le nord. La marche m'avait fatigué et provoqué une sorte de tiraillement permanent à l'abdomen. Bien qu'à l'abri chez moi, restauré et reposée par un bain chaud, ça ne passait pas, ça s'amplifiait même. Le stygien prêté par Karn-Ho-Tep pour me suivre dans cette épreuve, annonça son verdict : le travail avait débuté et j'allais enfanter. J'étais terrifié à l'idée que cela se produise et je le maudis. Chacun se ses conseils me semble être une réprimande de grand mère. Je le louais pour sa patience, sans lui dire, et l'insultais de plus belle à chaque douleur.

Dans un temps qui me paru interminable, un inconnu suivi de Jinghua, vinrent me rejoindre. L'homme se présenta comme un espion de Karn-Ho-Tep. Le médecin stygien les fit quérir du lotus pour me préparer une potion pour supporter l'effort. Ils furent rapides et revinrent avec plus de lotus qu'il n'en fallu. La potion m'envoya presque au paradis. Presque car l'effort, la douleur, la sueur, me rappelèrent rapidement à la difficile réalité.

Le stygien détecta que le moment était proche et fit sortir mes invités. Il m'invita à "pousser". Mais comment faire? Je l'insultais de plus belle. Puis, j’eus ce réflexe de femme. Malgré la potion, la douleur m'arracha un hurlement. On aurait dit qu'il éléphant m'avait percé les entrailles avec une de ces défenses. Et cela continua pendant d'interminables minutes. Épuisée et à bout de force, je louais Ymir de me délivrer. Un ultime spasme arracha un couinement de satisfaction au médecin, qui extirpa un nourrisson ensanglanté de mon intérieur. Mon enfant lâcha un cri vigoureux et le stygien le présenta. C'est une fille.

Pourtant, ça n'allait pas. La douleur était encore forte. Le stygien se pencha, maugréa quelque chose dans sa langue barbare et idiote et en un instant, il me présenta un garçon. Des jumeaux.

Le garçon avait les traits de son père, et la fille, ceux de sa mère. Il les lova contre moi et, instinctivement, je les nourris. Le stygien alla chercher mes invités après m'avoir un peu nettoyé, du mieux qu'il pouvait avec une étoffe de lin propre. Jinghua salua la naissance de mes enfants avec une élégante révérence, tandis que l'espion moqua ma faiblesse. Ce couillu avaient les bourses si proche de ma main droite que j'aurai pu les lui broyer si je n'avais pas les mains prises par mes chérubins.

J'annonçais à Jinghua que je la nommais marraine et tutrice de ma progéniture. Elle aurait la charge de son instruction le jour venu. Elle s'en effondra de bonheur.

L'espion oublia vite le moment présent pour me présenter une offre de Karn-Ho-Tep. Mek Kamosis contre Polumedes. Enfin, si Karn pourrait "toucher" Mek, moi je n'aurai que de vagues indications sur où se trouve mon amour. Le marché me semblait déséquilibré mais je l'acceptais car je n'avais aucun moyen de retrouver Polumedes seule. Le gredin était père de deux enfants, il fallait que je le retrouve.

Je décidais de reporter leur baptême et leur prénoms à plus tard. En attendant, je leur donnais à chacun un nom secondaire. Etant nordique, je décidais que leur noms secondaire seraient Ivar et Gyda, en hommage à mes grands parents.

L'espion se retira et Jinghua fut amené dans son lit se reposer. Epuisée et pétrie de fatigue, je laissais la poignée de valets à mon service m'allonger dans une position très confortable. Mes petits dormaient profondément sur moi. Ma garde veillait. J'étais entourée dans mon foyer. Rassurée, je me laissais aller à un profond sommeil.
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Re: Avilda, la nordique [Sargoth]

le Dim 31 Déc - 0:11
Et tout ca sans le papa ^^
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Re: Avilda, la nordique [Sargoth]

le Lun 1 Jan - 9:46
Wahou ! Félicitations à Avilda pour ces deux naissances Laughing Du sang neuf dans ces terres ingrates, voilà qui va mettre du baume au cœur des exilés... quelques gazouillis de bébé, ça remonte le moral du plus endurci, non ? Very Happy
Hâte de pouvoir rencontrer ces deux petits !
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Re: Avilda, la nordique [Sargoth]

le Jeu 4 Jan - 20:16
Cela aurait dû être facile. Pourtant, ce fut un désastre.

Karn Ho Tep est un homme dangereux. Plus d'une fois, il m'a menacé. Directement, ou via Amun. Il m'avait fait "sentir" sa magie par une "petite démonstration" lors d'une entrevue, lorsque je lui avait parlé de Mek Kamosis. Dès lors qu'Amun me menaça encore, sur mes terres, dans mon Skali, de malheurs, les Dieux scellèrent le destin. Je déclarai Karn Ho Tep mon ennemi, et jurai devant Ymir de l'abattre.

Sa puissance était néanmoins supérieure et seul un fou l'aurait négligé. Cependant, la fortune me sourit sur deux points. Tout d'abord, Karn Ho Tep avaient de nombreux ennemis. Ensuite, Zeretis était laissé avec une garnison réduite, Amun et Karn étant absents ce jour. L'occasion était trop belle et mes réflexes Nordiques m'indiquèrent de monter un pillage en règle de la ville.

Jinghua, Hatchepsout et Tiyi se joignirent à moi. Ils avaient peur du personnage, mais je crois que ma détermination les décida.

La ville était effectivement faiblement gardée. Nous décidions d'épargner les civils, ne souhaitant pas être des monstres. Affaiblir Karn Ho Tep en le privant de sa garde et de ses richesses étaient trop objectifs. Peu être que le peuple de Zeretis, avec un maitre moins puissant et moins riche, deviendrait mécontent?

La première partie de l'assaut fut d'une facilité déconcertante. Les premières patrouilles tombèrent comme des mouches et nous nous emparâmes de quelques ressources. C'est après avoir pillé une scierie que je sentis que les choses tournaient mal.

Un garde gradé gueula un ordre comprenant le mot "Gilzan". Je compris alors que ces foutus chasseurs de reliques étaient là, en renfort. Et ils débarquèrent en nombre, les chiens! Je tirai une incalculable quantité de flèches dans la tête de ces idiots. Quelques coups d'épée supplémentaires, et je m'emparais de vin et d'acier renforcé.

Mais de nouveaux renforts arrivèrent, secondés de serpents! Quelle horreur, ces satanées bestioles. Un repli bien senti sur une bâtisse et deux orbes de feu me dégagèrent de cela. Mais mes camarades étaient en difficulté. Je grimpai sur la maison et arrosais de flèches tout ce qui bougeait. Alors que la poignée de gardes restant expiraient, les choses empirèrent.

Le ciel s'obscurcit d'un coup. Mes flèches n'atteignaient plus leurs cibles. Puis, j'entendis sa voix. Karn Ho Tep était là, insaisissable et nous narguait avec son pouvoir. Il invoqua des morts, et l'horreur fut à son comble. Je tirai mon épée et me jeta dans la bataille, implorant Ymir de me venir en aide. La bataille s’éternisait, d'autres morts se levaient. Le combat était rude. Jinghua défailli et je la perdit de vue. Karn Ho Tep subjugua alors l'esprit de Tiyi. Il l'amena devant l'hôtel et la prépara à sa faire sacrifier. Je hurlais désespéramment à Tiyi de résister. Ce qu'elle parvint à faire. Karn Ho Tep la précipita dans une fosse à serpents.

Mon sang ne fit qu'un tour. Je frappais Karn furieusement mais la lame ne le toucha pas. Éberluée, je le fixais. Son air narquois me désarçonna, d'autant plus que sa tête aurait du rouler à mes pieds. Les cris de Tiyi me tirèrent de ma torpeur, et je la voyais, agressé par une foule de serpents. Je fermai alors les yeux.

Ymir....Dek, père de tous...Père...Donnez moi la force.

De rage, de désespoir, je lâchais le plus violent des cris de guerre de mon clan et me jetais dans la fosse. La chute fut rude, et je me blessais à la cheville. Les serpents tombèrent sous ma lame et se dégagèrent de Tiyi pour m'attaquer. Je frappais, encore, et encore, et encore, ne ressentant nul fatigue, nul douleur. La haine m'habitait, une haine ancestrale, une haine indicible. Dans ma tête résonnèrent alors ces mots :

Nous sommes égaux Avilda. La haine est ta force.

L'espace d'un instant, je me sentis flottée. Je frappais avec lenteur, mais le temps lui même me semblait long. Alors que les derniers serpents tombaient, une ombre se glissa sur un mur. Une ombre que je ne connaissais que trop bien. Une ombre, qui me fixa. Et me sourit.
Instantanément, tirée de mes rêveries, je ressenti alors une atroce douleur. Plusieurs morsures étaient visibles sur les défauts de mon armure, en plus de ma jambe manifestement abimée. J’eus à peine le temps de tirer de ma poche une fiole donnée par Amun il y a quelques temps et d'en boire le contenu écœurant, que je me retrouvais face contre terre, dans le néant.

A mon réveil, la douleur était lancinante, mais supportable. Amun m'observait depuis le trou de la fosse et vociférait des mots en stygiens. Hébétée, je me redressais péniblement. Tiyi gisait, inconsciente. Amun me lança quelque chose. Je l'administrais à Tiyi, qui reprit rapidement vie. Amun nous lança alors une corde. Tiyi s'extrait la première. Je reste un instant, hagarde. Puis je sors à mon tour. Amun exige des explications. Je bredouille des sornettes, à propos de la recherche de Polumedes. Tiyi est emmené en soins et Amun est distrait par quelque chose. J'en profite pour m'éclipser accompagnée de Jinghua. J'espère que Hatchepsout s'en est tiré. Le massacre est total.

L'échec est patent car le butin est maigre et nous avons, part peur, tuer des innocents.

Mais surtout, je redoute la vision que j'ai eu au fond de la fosse.

Plus que Karn, je le crains. Il est de retour. Il me veut. Il me veut...avec lui.
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Re: Avilda, la nordique [Sargoth]

le Lun 15 Jan - 20:42
Abandonnez tout espoir, car sur cette terre, il n'y a nul paradis, nul rédemption.

Cette journée avait été horrible sous bien des aspects. Pourtant, elle commençait bien. Les travaux de Grand Skali étaient terminés. Sargoth était patiemment renouvelées sous la houlette de Jinghua, nommée maître architecte pour l'occasion. Je songe à la récompenser, très généreusement. Après tout, les coffres sont pleins et nous avons des artisans talentueux. Jinghua a fourni un grand effort, elle le mérite!

Profitant de l'achèvement des travaux, je revêtis mon armure de bataille Telithienne. Dans ma tête résonne alors le bruit des tambours de guerre. Fermant les yeux, je me remémore toute ces fois où j'ai vu mon père partir à la guerre. Défendre nos terres, ou piller des voisins trop ambitieux. La tribu n'était pas grande ou aussi puissante. Nos exploits ne résonnaient pas à Asgard, la plus grande et merveilleuse cité du Nordheim. Mais partout proche de nos terres, notre clan était respecté et craint, aussi bien de nos semblables que des étrangers. Le nom du Dragon inspirait le respects, car ses guerriers étaient invaincus. Moi aussi, je voulais que Sargoth soit invaincu.

Combien de nordiques ais-je tué ce jour là? Je l'ignore. Alors que ma lame s'enfonce dans l'abdomen d'un n-ième lancier, et que son râle déchire le ciel, je me rappelle ce que je fais dans ces ruines, le coeur lourd. Tiyi et moi avons cauchemardé. La Légion Noir pratique un sombre rituel sur un sommet montagneux, balayé par le vent. Halfdan, en harcelant Tiyi, à lâché qu'il s'agit des ruines de Kala. C'est donc ensemble, Sargoth et les Cascades, unis, que nous avons attaqué ces fanatiques. Le sang de la secte coula et quelle ne fut pas ma surprise de voir le rituel dirigé par Olf, mon ancien fiancé.

Père avait décidément mal choisi. Ce gueux s'était laissé corrompre par mon frère et débitait ses âneries plus vite que Polumedes ne descendait le vin. Il m'apprit néanmoins qu'Halfdan tenait père, et qu'Yrthigol risquait sa vie. Puis, il s'est transformé en "chose" et nous l'avons tué.
La victoire était totale et pourtant mon coeur était lourd. La vue des ruines et des cadavres m'emplissait de tristesse. Au corps des damnés de la légion se joignaient des Mitrans sacrifiés à des forces obscures. De plus, Jinghua avait douté de moi. Publiquement. Mon autorité était remise en cause, de même que mon honneur. Quel coup dur!

Nous aurions du fêter cette victoire autour d'une chopine, mais Tubal m'avait informé qu'il savait où était Polumedes. N'écoutant que mon coeur, je voulu profiter de l'occasion pour mener une expédition dans la Cité Sans Nom. Les autres étaient bien moins enthousiastes à cette idée, et c'est en trainant des pieds que nous y parvînmes. Près de la porte de l'aube, nous trouvions un conscrit de Galatia : Stenos le Fou. Polumedes allait m'être rendu car Stenos savait où il était!

Mais la magie noire du lieu eu raison de mes compagnons. Dégoutée, dépitée, je les chassais d'un "PARTEZ" magistrale. Mon orgueil avait eu raison de moi, et je convainquis Stenos, non sans mal, de me mener à Polumedes.
Nous progressions difficilement dans ce lieu maudit, abattant les morts par centaines. Malgré mon talent,je faiblissais, la corruption me gagnant à chaque pas. Fatiguée, harcelée, je parvins grâce à Stenos assez proche du lieu où se trouvait Polumedes. Stenos paniqua alors, et délira. Sans son aide, je poursuivi ma progression.

Mais, assaillie de toute part, je fut submergée et vaincue. Mes yeux se fermèrent alors qu'une lame plongeait sur moi.

A mon réveil, j'étais sauf. Jetée à plat comme un sac devant les murs de Sargoth. Une profonde entaille chatouillait mon aine, au niveau d'un défaut entre la cuirasse et la juppe renforcée de métal stellaire. Un bandage grossier y avait été appliqué. Sonnée, je me rendit dans ma chambre, arrachait mon armure et changeait le pansement. La plaie était impressionnante mais de gravité modérée. J'avais vu pire.

Mais nul pansement ne parvint à soulager ma peine d'avoir échouée, ni la honte liée à mon orgueil. J'étais vivante, mais vaincue par quelque chose qui me dépassait et semblait m'avoir séparé à tout jamais de mon amour.

Incapable de mon contenir, je fondis dans un profond chagrin. Un torrent de larmes déferla sur mes joues. Ymir lui même pu entendre ma complainte à travers la nuit noire. Abattue, terrassée, je m'abandonnais au désespoir...
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Re: Avilda, la nordique [Sargoth]

le Dim 28 Jan - 1:26
Pourquoi les Dieux m'ont abandonné ce jour?

Je n'arrivai pas à dormir. Polumedes était prisonnier de stygiens. Il priait comme un stygien dans les songes où je le voyais. Cette idée m'était insupportable.

Je m'étais également brouillé avec plusieurs compagnons. Tubal avait fui notre foyer, rompant son serment. Tiyi projettait sa peur de mon frère sur moi. Ce qui était injuste et énervant, mon frère n'étant pas moi, mais mon petit frère. Un idiot.

Je repensais à ma famille. Rurik était notre grand frère. Beau, grand, sage, et il avait comblé de joie notre père en lui donnant deux petits fils à l'âge de 25 ans seulement. Mais Rurik, aussi érudit soit il, n'avait pas l'étoffe d'un chef de guerre, ce que le clan désapprouvait. Halfdan devait succédé à père. Mais cela n'arrivera jamais maintenant. Troublée et émue par le manque, ma famille étant un lointain souvenir, je redirigeais mes pensées vers Polumedes.

Ivarr était sur moi, et tétait. Astrid repue, dormait profondément dans son berceau. Voilà ma famille. Voilà ce qui me reste de Polumedes. Je serrai doucement mon petit contre moi, avant de le replacer délicatement dans son berceau. Une nourrice les veillait jour et nuit. Mais je n'étais jamais rassurée quand je partais en expédition.

J'ai cru ne jamais les revoir.

Jinghua et moi même progressons vers Zeretis. Je suis persuadée que ces maudits stygiens ont des informations. Mon obsession à libérer Polumedes est réprouvée mais Jinghua partage mon sentiment : Zeretis est une cité ennemie et il faut percer ses secrets. La vadrouille est fructueuse en terme de pillage mais nous ne trouvons rien de concret. Malheureusement et contrairement à notre idée, nous devons abattre quelques gardes. L'un d'eux garde justement un passage vers la cité haute, que je n'ai jamais vue. Il pisse tranquillement, en sifflotant un air entrainant. Je tire ma dague et l'égorge avant même qu'il ait eu le temps de finir.

La vue là haut est splendide. Jinghua, revenant du palais, se charge pour moi d'un peu de richesses. Après tout, si Zeretis ne peut payer ses soldats, elle ne peut pas non plus payer ses assassins. Mais alors que nous quittons la ville, je tombe sur un des leurs. Il est rapide, et tandis que je couvre la fuite de Jinghua, il parviens à me neutralisé.

A mon réveil, je suis dans une cellule. Le sol de pierre froide est inconfortable. Un garde me gifle pour me réveillé, après m'avoir ôté mon casque. Je me relève péniblement, et subit un interrogatoire musclé. L'homme est violent, mais je ne lâche rien. Il me prend pour une simple pillarde. Sans avoir pu m'arracher la moindre information, il passe le relai à Amun. Celui ci est à la fois surpris et déçu. Il me dévisage longuement avant de m'interroger à son tour. Je lui explique que je sais que Polumedes est retenu prisonnier, sans doute par son maître.

N'ayant pu me faire avouer le but de ma visite, mais ayant constaté des morts, Amun m'abandonne à un capitaine de la garde de Karn. Celui ci, sans être violent, se veut menaçant, m'annonçant la sentence sans détour. Je parviens, par provocation, à lui faire avouer que Polumedes est bien prisonnier d'un stygien. Le nom de Toth-Amon est prononcé. Ce sorcier, puissant s'il en est, fait trembler la Terre entière. Bien que n'ayant jamais vu l'homme, je me rappelle les pouvoirs de Karn Hot Tep, réputé très inférieur. Je ne peux qu'imaginer la puissance de ce Toth, mais je décide de n'en rien montrer et je me moque devant le capitaine de ce sorcier. J'essaye de le provoquer pour qu'il s'approche, car je pourrais alors le saisir, brisé son cou et partir.

Le capitaine ne se laisse pas abusé et m'ordonne de revêtir une robe de sacrifiée. Je gagne du temps enjouant sur ma féminité. Mais cela ne dure pas, le capitaine s'impatiente. Et me voilà vêtue comme une esclave stygienne, prête à être égorgée ou mordue par une vipère.
Le capitaine prend un malin plaisir à me montrer un gigantesque serpent. Le "fils" de celui que j'ai tué il y a plusieurs lunes, lors du sac de Zeretis. Il me montre son prochain "repas". L'idée de finir ainsi me glace le sang, mais encore une fois, je n'en montre rien. Hors de question de paraitre faible face à un capitaine.

Le capitaine voulait me sacrifier au sein de la Cité sans Nom. Grossière erreur car, fort ralenti, nous progressions trop lentement. Jinghua eu le temps de monter une embuscade, épaulée de Tubal, pour me libérer. Le garde qui tenait mes affaires s'écroule, une flèche en travers de la gorge. Ni une, ni deux, je saisi une hache et me jette sur l'autre garde. Jinghua engage le capitaine et le met en fuite.

Sargoth est en danger. Une fois rentrée, je donne des ordres pour la mettre en état de siège. Des vivres sont stockées. Des armes forgées. Des flèches préparées. L'armée que j'ai levée s'équipe et se prépare. Nous sommes peu nombreux, moins que ce que les stygiens peuvent envoyer. Mais dans nos coeurs brûlecun feu de détermination.

C'est ce que j'aimerai croire. Car maintenant que les stygiens nous ont clairement menacé, une grande peur s'empare de moi. Karn Ho Tep a envoyé des milliers de chiens du désert mourir devant les murs des Cascades. Tubal a subit un court siège. Le nôtre sera long, et sanglant.

Et je sais que je ne peux compter que sur mes propres forces. Les autres me craignent. Halfdan rôde. Deux fronts, deux ennemis redoutables. Ce qui pèse sur mon coeur est énorme.


Pardon père. J'aurai aimé être digne de votre héritage. Mais aujourd'hui, je n'ai qu'attiré le courroux de nos ennemis, qui maintenant s'avancent. Je loue Ymir de guider mon bras, et si je devais faillir, de m'accueillir avec vous au Valhalla.


Halfdan...mes pensées furent pour son frère. En cette heure de grande peur, je ne ressenti pas de haine pour lui. Mais une profonde tristesse. Oui, le Halfdan un peu benêt qu'elle avait connu était mort. Mais je l'aurais voulu à ses côtés en cette heure.
Dépitée et abattue, je me laissais aller à un sommeil sans rêve...
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Re: Avilda, la nordique [Sargoth]

le Mar 6 Fév - 21:38
L'amitié est fait de liens fragiles.




La jourée était banal. Ennuyeuse presque. Nourrir Ivarr et Astrid. Inspecter les défenses. Forger quelques outils. Prier Ymir. Tout était calme. 


Tubal passa me voir. Il me commanda une boite pour conserver la nourriture. Il est vrai que peu de gens maîtrisait ce secret et, heureusement, j'en faisais partie. Tubal ne me semblait pas dans son assiette. Sans doute sa dispute avec Tiyi l'avait miné d'avantage.


Ayant négocié un bon prix, je me mis à l'ouvrage.


Le lendemain, la journée était épouvantable, mais je décidai de livrer Tubal chez lui. Je parvins à la bicoque qui lui servait d'abri. Modeste mais connaissant l'animal, il aurait la folie des grandeurs.


Il m'accueuilli cordialement mais sans sa verve habituelle, retourné et humilié par cette querelle. La boite étant livrée, je me permis de bavarder avec lui. Il m'exprima son désarroi, sa colère et son envie de solitude. Je me souvins alors que sa douleur provneait du meurtre de sa femme. Il avoua qu'un stygien nommé Sukh Ho Tep en était responsable. Je bondis sur mes pieds, me rappelant distinctement le capitaine de la Vague Pourpre qui m'avait insulté à Zeretis lors de ma captivité. Je partageai cette expérience avec Tubal, qui ne pipa mot. Il me confia avoir promis de venger Zebah, sa femme.


Celle ci n'ayant pas eu de rites funéraires dignes, je proposais un double marché avec Tubal. Premièrement, je l'aiderai à se venger, la mort de Sukh Ho Tep m'important également. Secondemet, j'offrirai à sa femme une cérémonie funéraire, certes nordique, mais qui l'aiderait dans l'haut dela.




Pour préparer celle ci, je commençais par tuer un loup. La bête était belle, musculeuse et avec un jolie poil gris-blanc. Elle était féroce et vive. Elle ne geignit pas lorsque je l'achevais d'un coup de dague.

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Je transportais alors les viscères, le coeur et la fourrure de l'animal à l'autel d'Ymir de Sargoth.


[url= http://steamcommunity.com/sharedfiles/filedetails/?id=1293574254]http://steamcommunity.com/sharedfiles/filedetails/?id=1293574254[/url]



La cérémonie fut brêve. Tiyi m'interrompu un instant, souhaitant me parler. Elle assista à la prière.

http://steamcommunity.com/sharedfiles/filedetails/?id=1293574091

Oh Ymir, Dieux des Dieux, acceptes mon offrande et accorde moi une faveur. Guide vers la grande Hall, à la table des femmes courageuses et des vaillates épouses, la douce Zebah, arrachée trop tôt à la Terre. Puisse tu conserver son esprit pour le Grande Festin. Puisse cette offrande te plaire. Accordes moi tes faveurs, Ymir.
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Re: Avilda, la nordique [Sargoth]

le Mer 7 Fév - 23:59
Famille sacrée



Gilzan était debout, face à moi. Pitoyable. Suppliant. Nous venions de massacré sa garde. Je voulais brûler son camp, et lui avec, pour que Kharn ne récupère pas cette satanée relique.

Jinghua opta pour l'interrogatoire. Il dura longtemps. Je fut surpris d'apprendre que Jinghua cherchait avant tout à localiser Isaïab. Pour cela, elle donna gros à Gilzan, trop gros à mes yeux. Ne souhaitant pas la désavouer, je la soutint dans sa démarche.

Cependant, alors que le sujet dérivait vers Polumedes, j'avançais mes arguments contre Gilzan. Il aidait Kharn Ho Tep, mon ennemi. Jinghua me désavoua en déclarant que ces affaires ne l'importais pas et que Gilzan pouvait continuer ses affaires tant qu'Isaïab lui était livrée. Ravalant ma surprise, je ne dis rien. Première erreur de Thegn.

La seconde, est que durant le temps qui suivi, je ne trouva ni les mots, ni le courage de sermonner Jinghua pour m'avoir désavoué devant autrui.

La troisième, était que j'avais défi Kharn Ho Tep sans assurer mes arrières. Lorsque je revins de cette expédition, je trouvais des tueurs Zamoriens dans l'enceinte de Sargoth. Une poignée seulement, qui moururent facilement. Mais alors, j'entendais mes petits crier. Je couru vers ma chambre pour en trouvé la porte défoncée.

Au pied des berceau gisait Torvi, la nourrice. Le regard torve, la gorge tranchée, elle tenait dans sa main un poignard recouvert de sang. Au moins, elle avait mérité le Valhalla. Je calmais mes doux anges, et remarqua alors un parchemin :


"Ne dit on pas au Norheim que seul les plus fort sortent du berceau ?


Prend garde, l'avenir pourrai être moins doux pour eux que le contacte du papyrus.
Leur peau est si tendre.


Très amicalement."

L'écriture, le ton mielleux, ressemblait bien trop aux habitudes de ces rats de stygiens. Après avoir calmer les petits et fait monté une nouvelle porte, je sortie prendre l'air. Un dernier assassin se jeta sur moi à l'angle de mon Skali.
Sa lame rippa sur mon armure, et le temps d'un souffle, la mienne lui transperça les entrailles. Il tomba à genoux, tentant de retenir ses trippes, s'affaissant devant moi.
Une rage sourde s’empara de moi. Saisissant ma dague, je le frappai, encore, et encore, et encore. En hurlant de douleur. De terreur. De colère. A mes pieds gisait une masse informes de chairs et de boyaux. Couverte de sang, je levais le visage au ciel et jetait un cri bestiale qui résonna dans toutes les Hautes Terres.

Ma famille avait été menacée. Le coupable le paierai de sa vie. Tôt ou tard.
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Re: Avilda, la nordique [Sargoth]

le Lun 26 Fév - 20:49
Grand Skali, salle du trône.

Avilda se tenait assise, tenant fermement les accoudoirs du lourd trône. Devant elle, deux gardes de Sargoth tenait un manant. Un Zamorien. Un assassin sans doute envoyé par Karn Ho Tep. Sa tenue était déchirée et en l'absence du légendaire cache-visage Zamorie, un vidage tuméfié et ensanglanté était présenté à l'assistance réduite.

Jinghua ayant deserté, Kvedulf, le forgeron, se tenait à la droite d'Avilda, en tant que conseiller principal.
Avilda demanda sur un ton ferme, à l'adresse du Zamorien :


-Pour la dernière fois, qui t'a envoyé? Qui a payé le prix du sang pour souiller ma maison?

-Je ne dirai rien de plus que je n'ai déjà dit, lâcha l'homme.


Le garde de droite lui décocha un coup violent dans la mâchoire. Le Zamorien cracha une dent, accompagnée d'un filet de sang. Il défia silencieusement Avilda du regard.

-Jarl, nous n'obtiendrons pas de réponse de celui-ci, conseilla Kvedulf.
L'interrogatoire dure depuis des semaines. Je pense qu'il est inutile d'insister.

-Je n'ai pas besoin que la vérité sorte de sa bouche pour la connaitre. Je voulais simplement m'épargner de devoir réunir des preuves. Nous savons tous qui est derrière ces fourberies.

-Madame, si ça se trouve...

-Inutile Kvedulf. Je vais rendre mon jugement concernant ce Zamorien, prit à menacer la vie d'Ivarr et Astrid, mes héritiers, fils et fille du Nord, du Givre et de Vent. Moi, Avilda Paulusdottir, fille du Dragon, je condamne cet homme à mort. Que son supplice soit ainsi : roué de coups, trainé le long de la cité, après quoi son dos sera entaillé, sa peau déployée tel les ailes d'un vautour et son corps ainsi suspendu sur la Tour Sud. Que son cadavre serve d'avertissement pour tout les autres.

L'homme émit un faible gémissement alors que les gardes le trainait dehors. Avilda calma l'assistance agitée par la sentence et repris
.

-Qu'il soit dit que les Stygiens ne sont plus les bienvenues ici. Ce peuple fourbe, traitre et ignoble ne mérite pas moins la mort. Exception faites des Stygiennes dénommée Hatchepsout et Tiyi qui restent sous ma protection. Pour tous les autres, procéder ainsi : tuer les à vue. Qu'Ymir veille sur Sargoth.

L'assistance repris en coeur la bénédiction sur la cité, puis se dispersa. Avilda invita Kvedulf et Bjorn, le chef de la garde, pour un conseil restreint. Dehors, les cris de douleurs du Zamoriens faisait echo au vivat de la foule.

-Le peuple est avec toi, Jarl Avilda, avança Bjorn.
Mais savent ils ce qu'ils endureront? Savent-ils que ton frère revendique ta place, et qu'il a toute légitimité pour le faire?

Avilda foudroya Bjorn du regard.

-Je détruirai mon frère sans peine aucune, tu le sais Bjorn. Et tu sais, qu'il est fou!

-Oui Avilda, mais il a une armée et le soutient des clans de la Nouvelle Asargath. Ce n'est pas négligeable. Lorsque le peuple craindra Karn-Ho-Tep, il se peut qu'il soit alors vu comme un bon compromis.

-La loi n'est pas faite ainsi. Mais je ne me sens pas menacée par ses activités. La priorité reste Karn-Ho-Tep. Où en sont les préparatifs de la mobilisation?


Kvedulf blémit.


-Mais...Avilda, un prétendant concurrent! Et avec bien plus de troupes en plus. Il faut s'en occuper, avant de s'attaquer aux Stygiens....


Avilda le coupa.

-Ce n'est pas notre problème, Kvedulf. Halfdan n'a menacé que des habitants du Sud et n'a jamais mis les pieds ici. Et ayant moi même défendu Galatia face à lui, la cité tiendrait face à toute son armée. Karn-Ho-Tep est un problème qui me préoccupe bien plus.

-Il pourrait être intéressant de chasser votre frère et de récupérer ses troupes et soutiens...

-Kvedulf, mon frère est fou! Tu entends? Fou! Nous ne ferons que gaspiller nos énergies à le combattre! La mobilisation face à Karn reste ma priorité. Où en sommes nous? Seulement ce nombre de volontaires? C'est faible. Nous ne battrons pas Karn-Ho-Tep ainsi.

-Si seulement nous pouvions. C'est un magicien. Il te pousse à l'erreur, à vouloir le défier ainsi.


-Je ne pense pas qu'il soit personnellement à la manoeuvre. Ses subordonnés par contre, oui. Sukh Ho Tep est mort dans un gouffre, dans le temple de Zath, ce qui me fait un problème de moi à régler. Reste à défaire la Vague Pourpre et son capitaine arrogant. Nous avons encore du travail pour que cela soit fait. Vaquez alors!

Kvedulf soupira et se retira en compagnie de Bjorn.

-Le Jarl a besoin d'un homme.
-Tu parles, avec toutes ces désertions, elle est à cran.
-J'aurai aimé connaitre son père. Sa réputation le précède. La fille étant à la hauteur, quoique têtue, je me demande ce qu'il était.
-Bah, vu le morceau de Jarl, je ne préfère pas savoir.


Bjorn taquina Kvedulf et le laissa devant la forge, lui même partant formé les nouvelles recrues.
Dehors, le cri déchirant du Zamorien suspendu vivant au mur se faisait encore entendre...
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Re: Avilda, la nordique [Sargoth]

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